Avec les négociations, les parties sentendent sur le tonnage, les espèces et les lieux de capture. Mais la faiblesse des méthodes de surveillance et de contrôle des États insulaires engendre dans certains cas le pillage par les flottilles étrangères. Toutefois, les délits démasqués de ces flottilles entraînent des tensions diplomatiques et de sévères sanctions. En 1986, lAgence des pêches signait un traité avec les États-Unis : en échange dun permis dexploitation dans les eaux du Pacifique intertropical, l'Agence leur imposait une redevance globale de 60 millions de dollars US pour cinq ans et des redevances nationales correspondant à environ 7 % des captures. La même année, de nouvelles espèces, tel que le germon, attiraient lattention des Américains et des Japonais, contribuant à lextension du territoire de pêche de surface. L'arrivée de nouveaux bateaux hauturiers étrangers (d'Asie et de Russie) et la surveillance défaillante ont favorisé une exploitation massive et sans merci du germon. Plusieurs organismes non gouvernementaux impliqués dans la protection de lenvironnement et auxquels sest joint le Forum du Pacifique ont réagi à cette exploitation abusive. Depuis, des entreprises mixtes émergent : les puissances étrangères fournissent les flottilles de bateaux dont certains sont offerts aux pays hôtes. De plus, on traite les produits dans des ensembles industriels localisés à proximité des ports, comme aux îles Salomon, Samoa et Fidji. Cette stratégie génère des emplois et des revenus par le biais de redevances aux États du Pacifique. Ces emplois demeurent toutefois précaires et aléatoires, notamment en raison de la surexploitation de la ressource, de labsence de flottes nationales et le manque de moyens pour réglementer les activités des flottilles étrangères. Des activités de cueillette connaissent également dintéressants développements lucratifs en Océanie : lexploitation de corail noir, de troche (Trochus niloticus), coquillage duquel on extrait la nacre, et des perles de culture qui représentent 58 % des exportations locales de la Polynésie française. |