Perles dans leur coquille  L’environnement océanien semble favorable au développement de l’aquaculture. Mais une telle entreprise doit compter sur une main-d’œuvre qualifiée et sur un soutien technique sophistiqué pour justifier les lourds investissements financiers requis au démarrage. Très peu de fermes aquicoles ont vu le jour dans le Pacifique. Les quelques-unes, principalement tournées vers l’activité crevettière et celle de la nacre, se situent exclusivement sur les Territoires d’Outre-Mer français, bénéficiant de conditions socio-économiques rassurantes. Cette production est toutefois confrontée à la concurrence de l’Amérique du Sud et, surtout, de l’Extrême-Orient et de l’Asie du Sud-Est.

La culture de perles exerce, pour sa part, un impact bénéfique réel en Polynésie française, grâce aux bassins localisés au Tuamotu-Gambier. Ceux-ci ont remplacé la plonge de la nacre, dont la vitalité économique diminuait dans la plupart des atolls. L’essor de cette industrie à la fin des années 1980, organisée par des initiatives privées, aurait contribué à la reprise démographique de ces îles ainsi qu’à l’amélioration du niveau de vie.