Continent d'eau  Premiers marins  Arrivée des occidentaux
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Famille Kanak en voyage
La longue tradition maritime des insulaires d'Océanie (surtout des Polynésiens et des Micronésiens) maintient sans doute l'intense mobilité des populations et ce, depuis le peuplement des archipels. Les déplacements ont été et sont toujours motivés, dans bien des cas, par des situations de nécessité telles que guerres, famines, calamités naturelles et rivalités intestines. L'arrivée des Occidentaux dans le Pacifique a influencé notoirement des transformations dans la forme et l'objet des mobilités. Mentionnons, à cette époque, l'expulsion d'habitants des Mariannes vers Guam par les Espagnols , la capture de Gilbertains pour l'économie minière péruvienne, la traite de main-d’œuvre salomonaise et vanuatane pour les nouvelles cocoteraies et champs de canne à sucre de Nouvelle-Guinée et d'Australie.

Les divers types de migrations modifient et faussent les prévisions démographiques en plus de ne pouvoir refléter les taux d'accroissement des populations en diaspora. Les pays liés aux grandes puissances, tels que la Polynésie française et Hawaii, émettent des passeports métropolitains donnant libre accès au marché du travail au sein des nations économiquement avancées. Cette tradition de mobilité vers les métropoles est toutefois absente des pays plus émancipés politiquement. De plus, on dénote un très faible impact de la migration en Mélanésie, région relativement fermée sur elle-même, alors que, de manière générale, la mobilité semble plus forte (l’immigration comme l’émigration) en Micronésie (Guam, Nauru) et en Polynésie (Tahiti, Hawaii, Nouvelle-Zélande). Cette distinction n’est certainement pas étrangère à la réputation d'îles paradisiaques et de « bons sauvages » donnée par les premiers explorateurs européens dans ces régions, ce qui était moins le cas en Mélanésie.