Continent d'eau  Premiers marins  Arrivée des occidentaux
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Zones de migrations
Les migrations interinsulaires touchent environ 20 000 Océaniens par année, généralement en quête de travail dans des États voisins. Certaines de ces migrations ne sont que des escales vers des pays plus industrialisés, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, l'Australie et le Canada. Les Samoa américaines et Hawaii constituent les principaux tremplins pour les migrants. Il va de soi que les îles ayant des relations institutionnelles avec des pays industrialisés en périphérie du Pacifique sont beaucoup plus touchées par ce genre de migration. D’autre part, la Nouvelle-Zélande, par opposition aux États-Unis, reçoit une trop grande quantité d'immigrés océaniens par rapport à la faible densité des populations d'origine maorie. Le territoire limité et les activités économiques de ce pays en sont d'ailleurs affectés, générant des problèmes de concurrence entre les nouveaux arrivants (3 % de la population) et les citoyens d'origine maorie. Pour leur part, les Indo-Fidjiens, rares exilés en Mélanésie, émigrent massivement depuis 1960 vers l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada (surtout Vancouver) et les États-Unis. Formant la classe la plus éduquée et très présents dans les activités commerciales du pays, les Indo-Fidjiens représentaient 50 % de la population nationale en 1980. Ce pourcentage a fortement décliné depuis les deux coups d’État de 1987 alors que les Fidjiens mélanésiens revendiquent leur prédominance politique.

On peut tenter de définir un coefficient d'« attraction » et de « répulsion » des différentes zones de migration en Océanie, comme l'ont fait Anthaume et Bonnemaison.