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Tatouage, île de Paques, masque de danse, massue
Cette attention pour les formes s’est plus tard transposée dans les représentations d’ancêtres polynésiens sous forme de statues sculptées, communément appelées tiki, et de monuments colossaux en pierre, les marae. Les Marquésiens et, en Nouvelle-Zélande, les Maoris, ont également appliqué de tels motifs directement sur leurs corps, instaurant ainsi la tradition du tatouage. Ces motifs curvilinéaires et anthropomorphiques apparaissent sur une grande partie des objets confectionnés par les insulaires du Pacifique (pirogues, tapa, armes, masques, etc.). Sculptés sur les armes, ils conféraient à leurs utilisateurs une puissance (mana) et une protection issues d’esprits. Tatoués sur leurs corps, ils protégeaient les guerriers. On assiste de nos jours à la résurgence de la pratique de tatouages traditionnels chez les Océaniens qui affirment ainsi leur appartenance à une culture ancestrale et à un lignage tout en se démarquant du mode de vie moderne. Selon les cultures, le marquage du corps par le tatouage, les scarifications, la circoncision, le perçage du septum du nez ou des lobes d’oreilles s’inscrivait parmi les multiples rites initiatiques, des enfants comme des adultes, des hommes comme des femmes, qui marquaient les phases importantes de leurs vies.