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Maison dun chef indigène
1888
Nouvelle-Calédonie
Cette maison de chef se signale par sa hauteur et par la finesse de ses matériaux de construction. Les femmes (épouses du chef ?) qu'on aperçoit sur la gravure portent des colliers et les hommes, des coiffes et des armes.
Cotteau dit qu'il y a toujours une case plus grande que les autres dans un village kanak. On y accède par une avenue plantée de cocotiers. Demeure du chef qui en possède une semblable dans tous les villages reconnaissant son autorité, on l'utilise aussi comme maison de rencontres et lors de fêtes. Les autres maisons se regroupent, plus ou moins éparses, autour de la grande. Elles ne possèdent qu'une seule ouverture. Des nattes en recouvrent le sol. La toiture est formée de branches et de morceaux décorces appartenant au niaouli (Melaleuca leucadendron), larbre caractéristique de la Nouvelle-Calédonie. Un ornement de bois dépasse denviron un mètre et demi la toiture des petites cases. La maison du chef est couronnée par une statue, peinte en rouge, en blanc ou en noir, avec une pointe ornée de coquillages.
À Tonga, Cook (1777) mentionne qu'une haie de bambous haute de 8 pieds entoure le terrain où se trouve la maison des chefs. Ces maisons n'ont qu'une seule porte ou entrée, maintenue fermée par une perche. Près de ces enclos se regroupent quelques maisons entre les arbres à pain, les plantains et les cocotiers.
James Cook. 1777. A Voyage towards the South Pole, vol. II, page 9.
Musée de la civilisation, bibliothèque du Séminaire de Québec, fonds ancien.
Cote : 230.2.5 v.II
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