|
|
 |
Tablettes
 |
 |
 |
 |
Tablette votive
Objet 2D [219 Ko] |
On appelle aussi ces tablettes « planches dancêtres » puisquelles en représentent. On les trouve principalement en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Dans plusieurs cas, on en confiait la garde et la conservation à un préposé du clan auquel elles appartenaient en droit exclusif. Ailleurs, le soin des tablettes demeurait la responsabilité de leurs propriétaires individuels (moi), la plupart du temps des guerriers, et de leurs fils, qui en héritaient.
Sculptées par des artisans spécialisés, ces planches décoraient généralement dans le Sépik les parois divisant les maisons des hommes en sections, chacune occupée par un lignage différent dun même clan. À leur pied, on déposait des crânes de crocodiles, de cochons ou dhumains (reliques).
Certaines tablettes ont la forme de grands rhombes, ces instruments de musique que lon fait tournoyer au bout dune corde lors de rituels dinitiation et dont les vrombissements imitent le bruit du tonnerre et représentent lesprit céleste qui le régit. Le son des flûtes accompagne souvent ces vrombissements.
Lornementation des tablettes renvoie à des figures dancêtres stylisées et comporte des motifs géométriques (chevrons et spirales typiques) similaires aux tatouages ou aux incisions sur la peau (scarifications). Ces symboles marquent et rappellent les liens du sang entre les membres dun même clan.
Pierre Maranda, 2000
|
|